Archive de la catégorie ‘Santé’

Hopital Tarbes Lourdes

Dimanche 8 mars 2009

http://www.dailymotion.com/video/k33EOACgRvtsPOYDgo

INTERVIEW DE CHANTAL ROBIN-RODRIGO, DEPUTE RADICAL DE GAUCHE DE LA 2EME CIRCONSCRIPTION DES HAUTES-PYRENEES.

AMIENS : LA SANTÉ, UNE PRIORITÉ DE LA MUNICIPALITÉ

Samedi 31 janvier 2009

Vous trouverez ci-dessous, une reprise d’un article du Courrier Picard dédié à la nouvelle politique de santé de la ville d’Amiens menée par les équipes radicales autour de notre ami Guillaume Bonnet, maire-adjoint d’Amiens (28 ans).

AMIENS : LA SANTÉ, UNE PRIORITÉ DE LA MUNICIPALITÉ

Lundi 26 janvier, Guillaume Bonnet, adjoint à la Santé (PRG), a présenté plusieurs grands axes de la politique municipale en matière de santé publique et de prévention.

Une maison municipale dédiée à la santé

Ouvert à tous, ce lieu, qui pourrait ouvrir en centre-ville en 2009 ou 2010, va promouvoir et décliner efficacement les actions de santé publique en direction des Amiénois, axées sur la solidarité.
Grâce à cette structure, la Ville entend jouer un rôle à part entière dans le champ de la prévention. Ceci passe par une facilitation de l’accès à l’information pour le grand public, qui trouvera dans ce lieu la documentation des organismes spécialisés, mais aussi un espace d’exposition (déclinant par exemple des thèmes en lien avec les Rencontres Santé – lire par ailleurs), et pourra participer à des ateliers (comme l’initiation aux gestes qui sauvent)…
Les structures collectives (écoles, centres de loisir, etc.) profiteront aussi du lieu, où leur sera proposé un programme d’éducation à la santé promu par des animateurs, via des interventions sur place ou à l’extérieur.
Outre son rôle de relais de l’information, la future structure entend aussi se mettre au service des associations en mettant à leur disposition une adresse pour leur siège, un bureau pour leur travail administratif ou leurs rendez-vous, du matériel bureautique (ordinateur, photocopieuse, etc.), une salle pour la tenue de réunions ou de Conseil d’Administration. Elle viendra également en soutien des acteurs de terrain en leur proposant une veille sur l’actualité en matière de santé (locale, départementale et régionale), un accompagnement méthodologique lors de l’élaboration de leurs projets ou encore des supports pédagogiques.

Les actions de prévention et d’information

Dans le cadre de sa nouvelle politique de santé, la Ville d’Amiens s’est engagée à développer des actions de prévention en direction du plus grand nombre au travers des « Rencontres Santé d’Amiens », qui se déclinent en différents dispositifs :
1/ Les « Conférences santé », organisées le premier mardi de chaque mois, de 18h à 20h, espace Dewailly.
Des spécialistes interviendront et échangeront avec les Amiénois sur un des thèmes retenus suite aux propositions de la population et après consultation des professionnels. L’accès y est libre et gratuit. La première se tiendra mardi 3 février ; elle aura pour thème la prévention du suicide.
2/ Les « Questions santé », organisées dans les quartiers d’Amiens avec un professionnel de santé.
Elles se dérouleront chaque mois, dans l’après-midi, en parallèle aux « Conférences santé », dont elles pourront décliner les thèmes.
Conçues comme des échanges en petit comité, leur accès se fera sur inscription auprès des services de proximité de quartier.
3/ Les « Points info santé », organisés ponctuellement en centre-ville, mettront en valeur des messages de prévention, comme ce fut le cas place de l’Hôtel de Ville, entre le 28 novembre et le 1er décembre 2008, à l’occasion de la Journée mondiale contre le Sida. L’accès y est libre et gratuit.

L’Atelier Santé Ville

Soucieuse de contribuer à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé sur son territoire, la Ville d’Amiens a souhaité s’inscrire dans une démarche d’atelier santé ville (ASV), promue par la Direction Interministérielle à la Ville. L’Atelier Santé Ville vise à identifier les problèmes de santé spécifiques aux quartiers prioritaires de la politique de la ville dans lesquels se concentrent les populations en difficulté sociale, et tels qu’ils sont définis dans le Contrat Urbain de Cohésion Sociale 2007-2009, conclu entre Amiens Métropole, l’Etat et le Conseil général. Ces territoires sont : Amiens Nord, Etouvie, Amiens Est, Pierre Rollin – Alpilles, Saint-Maurice, Faubourg de Hem, Elbeuf – Lescouvé, Renancourt ainsi que les îlots de la Délivrance et Blanchard. Soit une population d’environ 50 000 habitants.
L’Atelier Santé Ville aura aussi à promouvoir des actions diversifiées adaptées aux besoins identifiés et à faciliter la mise en œuvre de ces actions par le soutien au travail en réseau des différents acteurs médicaux et sociaux susceptibles d’agir pour la santé des habitants.
De plus, des groupes de travail seront organisés, incluant des associations locales, des représentants de services publics et des professionnels des champs sanitaires ou sociaux. Ils auront notamment pour vocation de préparer et de poser le diagnostic des problématiques de santé sur les différents territoires concernés.
Et à moyen terme, plusieurs comités de santé seront créés sur les quartiers. Ces comités de santé incluront les membres des groupes de travail mentionnés précédemment, mais également des riverains, et ce en lien avec les futurs « conseils d’habitants ». Ces instances de concertation de proximité proposeront un projet de santé de territoire (objectifs, actions), suivront sa mise en œuvre et maintiendront des liens actifs entre les acteurs de leur territoire.

MOTION SUR LE SERVICE PUBLIC DE SANTÉ EN PICARDIE

Dimanche 19 octobre 2008

Suite à une réunion du Comité Régional d’Organisation Sanitaire où je représentais le conseil régional, un document soumis au vote fait planer des  menaces de fermeture de services de chirurgie et de maternité dans tous les secteurs sanitaires de Picardie, j’ai présenté cette motion votée par la majorité de l’assemblée régionale le 10 octobre.

La solidarité est la marque d’une société développée et constitue la première richesse d’une nation. La santé est un bien commun inaltérable et un droit fondamental. Nous pensons qu’une politique de santé publique alliant prévention et soins est un facteur d’attractivité et de développement des territoires.
Ni le projet de loi portant sur « Hôpital, patient, santé et territoires », ni la révision du Schéma Régional d’Organisation Sanitaire de troisième génération qui l’accompagne (SROS 3) ne répondent à ces préoccupations. Ces projets technocratiques et économiques visent à renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble du système de santé et ne sont en rien un projet de politique de santé publique.

Notre analyse est juste sur le fond quand nous constatons que le droit à la santé n’est pas le fondement de la loi. La taxe de 1 milliard sur les assurances et mutuelles complémentaires, décidée par le gouvernement, programme la hausse de celle-ci et exclura, de fait, un nombre croissant de nos concitoyens déjà en difficulté.

Elle est encore juste lorsque nous mesurons que les droits des personnels et des usagers ne sont pas constitutifs de l’offre de soins en région. Il n’y a pas de volonté d’une vraie concertation.

C’est toujours juste lorsque nous voyons que la qualité optimale du service de santé publique n’est en rien la base sur laquelle repose le projet. La restructuration des établissements hospitaliers— avec les menaces de fermetures des services de chirurgie et de maternité —, uniquement centrée sur des critères financiers l’atteste.

Pour ces trois raisons, au moins, nous ne pouvons, en l’état, valider le projet de loi et le SROS révisé. C’est pourquoi nous entendons alerter l’ensemble des partenaires de la santé publique et nos concitoyens sur les risques qui pèsent sur l’offre de soins de proximité.
S’il est nécessaire de travailler à un projet
de santé publique performant et prenant en compte une gestion efficace et cohérente de l’argent public, sa condition nécessaire et première pour réussir est que l’Homme soit au cœur de sa conception. Dans nos territoires de Picardie, l’articulation de l’offre médicale entre l’urbain et le rural est essentielle.
Cela doit se traduire par un effort conséquent en faveur des maisons médicales de proximité et un soutien accru à l’installation des jeunes médecins dans les territoires où leur nombre fait défaut.

Le conseil régional de Picardie participe financièrement à la matérialisation de cette orientation et la péréquation des moyens de tous les acteurs est, à nos yeux une des réponses appropriées pour lutter efficacement contre les inégalités sociales, spatiales et culturelles qui détériorent le système de santé et de protection sociale solidaire entre les générations.

source : Eric Montès