Archive de la catégorie ‘Education’

Réforme du crédit à la consommation

Dimanche 28 mars 2010

http://www.dailymotion.com/video/xcpjhi

Annick Girardin, le Député PRG de Saint-Pierre et Miquelon, intervient à l’Assemblée Nationale le 25/03/2010 sur la réforme du crédit à la consommation

Décret reconnaissant les diplômes visés par le Vatican

Jeudi 14 mai 2009

LA QUESTION D’YVON COLLIN SENATEUR RDSE DE TARN & GARONNE AU 1ER MINISTRE SUR LE DECRET RENDANT APPLICABLE L’ACCORD SIGNE LE 18 DECEMBRE 2008 PAR LE GOUVERNEMENT AVEC L’ETAT DU VATICAN. LES SENATEURS RADICAUX DE GAUCHE S’INSURGENT CONTRE CET ACCORD REMETTANT EN CAUSE L’UN DES FONDEMENTS DE LA LAïCITE NOTAMMENT LA RECONNAISSANCE DES DIPLOMES VISES PAR LE VATICAN ET NON PAR LES UNIVERSITES FRANCAISES.IL INTERROGE LE 1ER MINISTRE SUR L’APPLICATION SUSPENDUE DE CE DECRET.

aperçu Décret reconnaissant les diplômes visés par le Vatican

Une nouvelle approche sociale de l’université

Jeudi 11 décembre 2008

Lundi, 14 Janvier 2008

 

Les Jeunes Radicaux de Gauche estiment qu’une révolution culturelle est à mener sur l’appréhension de l’effort de l’Etat en faveur des étudiants. Plusieurs points attirent notre attention.

Tout d’abord, au niveau des aides. Le système actuel des bourses sur critères sociaux est socialement injuste, économique inefficace et, extrêmement mal géré. Son organisation institutionnelle est à revoir. Par exemple, une refonte complète de l’organisation des CROUS doit être réalisée. Leur fonctionnement doit être rationnalisé afin que tous les versements puissent être réalisés dés la rentrée étudiante. La progressivité des aides doit être la règle, afin que la prise en compte des revenus parentaux ne conduise pas à discriminer injustement certaines familles. Il ne doit plus être possible qu’un jeune de moins de 25 ans ne bénéfice même pas de revenus équivalents au RMI. De même, les revenus étudiants du travail ne doivent pas être pris en compte dans le calcul des bourses, à concurrence des 1040 heures annuelles.

Ensuite, il est aisé de constater que l’autonomie est régulièrement évoqué, mais sa finalité et son cadre beaucoup moins. Au sein de chaque site universitaire, un service de placement bénéficiant de moyens conséquents doit être efficient. Il aura pour mission de concentrer les offres d’emplois destinées aux étudiants pour financer leurs études mais également d’être leur interlocuteur privilégié dans leur recherche de stages.

De même, ces stages attirent périodiquement l’attention médiatique quand les abus récurrents sont mis en avant. Toutefois, encadrés, ils demeurent un outil d’insertion porteur. Les JRG demandent que tous les diplômes d’un niveau supérieur à la licence comportent un module d’apprentissage par alternance dans la cadre d’un contrat rémunéré par l’employeur. De nombreuses solutions existent pour intéresser les employeurs à ce type de démarches : incitations fiscales, bénéfices tirés d’une formation interne, promotion extérieure… Le régime des stages devra donc être imaginé de telle manière qu’une rémunération digne soit prévue sans obligation de durée. Le recours au stage serait alors un vrai choix stratégique et non un moyen de s’offrir une main d’œuvre qualifiée gratuitement !

Enfin des solutions nouvelles sont à imaginer en matière de recours à l’emprunt. Un véritable « crédit étudiant » à taux zéro garanti pourrait être mis en œuvre par l’Etat. Son remboursement n’interviendrait qu’à compter de l’obtention d’un emploi stable. Cette modalité incarnerait, pour certains profils, une solution adéquate.

Les JRG souhaitent que l’ensemble des partenaires sociaux participent à la réflexion sur l’avenir estudiantin, sans sectarisme, en prenant en compte les particularismes des différentes branches professionnelles et pédagogiques. Un véritable témoignage de confiance envers la jeunesse, au service de la croissance et de la justice sociale, qui peine malheureusement à intéresser le gouvernement Sarkozy.

 

Cyril MOURIN, JRG

Motion pour la défense de l’école communale

Mardi 21 octobre 2008

 

 

Motion adoptée par le Conseil municipal d’Esnandes le mercredi 17 septembre :  

 

Motion pour la défense de l’école communale

 

Le conseil municipal d’Esnandes s’émeut de la multiplication des mesures prises par Monsieur DARCOS, Ministre de l’Education Nationale. Les élus dénoncent l’absence de concertation autour de ces décisions qui affectent considérablement les Communes. Ils rappellent, comme nombre d’élus locaux, leur engagement pour l’abrogation de l’article 89 de la loi du 13 août 2004 relative au financement des écoles privées.

Ils dénoncent également l’instauration d’un « droit d’accueil pour les élèves » dont l’Etat s’est déchargé sur les communes, toujours sans concertation.

Ils s’inquiètent qu’à travers la modification du Code de l’Education (art. 2 de la loi), la mission première de l’école ne soit plus l’enseignement ou l’éducation, mais bien l’accueil ! Cet accueil s’exerce sous deux formes : l’enseignement ou en cas d’impossibilité, la garderie. Au plan des principes, l’école n’a donc plus pour mission première de former des citoyens et « rendre possible la République », mais de permettre aux parents de travailler, « un rouage de l’appareil de production ».

La Commune est donc chargée d’organiser ce service d’accueil et d’informer les parents, dès communication du nombre d’enseignants grévistes par l’Inspection auprès de laquelle ceux-ci se seront fait connaître 48 heures avant le mouvement de grève. Une telle organisation dans la plupart des communes relèverait de l’exploit. 

Pour accueillir les enfants, la Mairie peut disposer des locaux scolaires, en partage avec les enseignants non grévistes. On imagine dès lors la difficulté d’une telle cohabitation. La Mairie devrait également établir une liste de personnes (agents municipaux, étudiants, parents, …) dont l’Inspection vérifie qu’elles ne figurent pas dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Par contre aucune capacité à encadrer durant 6 heures un groupe d’enfants n’est nécessaire. Alors que les CLSH nécessitent multitude d’agréments pour les personnels, que l’école exige un agrément pour accompagner simplement à la piscine, ici nulle qualification n’est exigée ! Mais par contre la liste sera présentée en Conseils d’écoles avec les débats imaginables à ce sujet. Cette loi alourdit également le fardeau de la responsabilité des maires. En matière de responsabilité administrative, l’Etat se substitue à la commune. Mais pour les poursuites pénales, aucune substitution possible. En cas d’accident et de poursuite pour homicide involontaire ou mise en danger d’autrui, les élus comme les surveillants seraient poursuivis personnellement. Entre le fichage et la responsabilité individuelle, on imagine l’enthousiasme d’éventuels volontaires. Enfin, la compensation aux communes prélevée sur les retenues sur salaires des enseignants grévistes représenterait environ 34 millions d’€. L’économie pour l’Etat des salaires non versés représentait en 2007 (rapport Longuet) 62 millions d’€. L’Etat qui s’enrichissait sur la grève des enseignants, s’enrichirait désormais sur le dos des communes, ce qui est tout aussi immoral que déraisonnable. Aussi le Conseil municipal d’Esnandes demande à Monsieur le Ministre Darcos de revenir sur sa réponse aux maires relative aux problèmes posés par ses réformes : « Débrouillez-vous ! » et considérant l’impossibilité de mettre en place ce système, demande la suppression de celle-ci et l’ouverture d’une véritable concertation. Les élus d’Esnandes s’indignent de la pratique gouvernementale actuelle résumée par le sénateur Collombat paraphrasant Pierre Mendes-France : « Gouverner, ce n’est plus prévoir, mais se défausser. »

Yann Juin