Archive de la catégorie ‘Economie’

Sylvia Pinel aux côtés des salariés de Bouyer

Vendredi 19 février 2010

http://www.dailymotion.com/video/xc9a7a

Sylvia Pinel, député du Tarn-et-Garonne, aux côtés des salariés de Bouyer à Montauban
France3 Midi-Pyrénées 19-20 15/02/2010
 

Sylvia PINEL Question au gouvernement

Jeudi 4 février 2010

http://www.dailymotion.com/video/xc3kti

Sylvia PINEL, députée du Tarn-et-Garonne et déléguée générale adjointe du PRG, a posé une question d’actualité au Gouvernement sur le thème des fermetures d’entreprises et des délocalisations.
Mercredi 3 février 2010

L’économie sociale, une réponse à la crise ?

Vendredi 11 décembre 2009

Tribune de Michel ROCARD et Thierry JEANTET,

publiée dans la Tribune du 9 décembre 2009

Le cumul des crises alimentaire, sanitaire, climatique ou énergétique a précédé une crise financière sans précédent, produisant des effets récessifs pour l’économie et des conséquences sociales 
dramatiques. L’économie sociale rassemble, sur tous les continents, des entreprises et organisations fonctionnant sur des principes innovants et particulièrement pertinents dans le contexte actuel.

Il y a fort à parier que les correctifs apportés au système capitaliste dominant ne suffisent pas pour répondre aux attentes profondes d’humanisation de la mondialisation. Il convient donc de s’interroger sur les choix à opérer sur le mode d’organisation des activités économiques à travers le monde. Plus personne ne voudra désormais d’un système unique.

La mondialisation de demain devra être plurielle, bâtie sur d’autres socles permettant d’instaurer des modes de croissance partageables, donc soutenables par les citoyens et les entreprises, profitables à l’environnement, respectueux de la démocratie. Il va falloir emprunter des chemins nouveaux pour répondre à ces défis et ne pas céder à la tentation de s’enfermer dans le vieux dilemme binaire : capitalisme ou marxisme. Ni à l’écologisme trop centré sur les remèdes à apporter à la crise climatique.

C’est en prenant conscience de cette situation qu’il faut se tourner vers l’économie sociale. Elle rassemble, sur tous les continents, des entreprises et organisations fonctionnant sur des principes innovants et particulièrement pertinents dans le contexte actuel : la démocratie (et donc la participation des partenaires), la propriété durable (matérialisée par des fonds propres impartageables), la répartition juste des excédents, décidée très en amont entre les parties prenantes (salariés, usagers, etc…) et la solidarité.

Les coopératives, mutuelles, associations et fondations sont présentes dans l’ensemble des secteurs d’activités, du primaire (agriculture, pêche) au quaternaire (nouvelles technologies), en passant par l’industrie, la banque, l’assurance, les services à la personne, ou encore la santé. Elles occupent souvent des positions clés, dans les pays développés, émergents ou en développement : on dénombre, dans le monde, plus de 800 millions de membres de coopératives, environ 300 millions d’adhérents à des mutuelles de santé, près de 200 millions de sociétaires de mutuelles d’assurance.

Cette forme d’économie inscrite dans le marché, à dimension éthique et solidaire, sera d’autant plus performante qu’elle restera fidèle à elle-même, c’est-à-dire citoyenne et créative. Y compris en cherchant à inventer dès aujourd’hui des véhicules financiers spécifiques mais adaptés à l’internationalisation des échanges.

Pour se renforcer l’économie sociale doit sortir de son incroyable timidité et s’afficher pour faire connaître, au plus grand nombre, ses valeurs ajoutées pour les citoyens, les Etats, les collectivités territoriales, mais aussi les entreprises, privées ou publiques. Sa discrétion n’est plus de mise : en Europe, elle détient l’essentiel des parts de marché dans des secteurs d’activités majeurs : agriculture, services financiers ou santé. Dans le même temps, en Amérique du Sud ou en Afrique (par exemple), des gouvernements se tournent vers les solutions qu’elle porte.

Comment peut-elle jouer un rôle plus déterminant et changer d’échelle pour mettre l’humain au cœur des projets, ce à quoi elle s’attache philosophiquement et statutairement ? L’économie sociale doit imprimer sa vision plurielle de la croissance au service d’objectifs sociaux, civiques, environnementaux, économiques ou financiers pour prouver qu’elle n’est pas condamnée à n’être qu’une forme d’entreprise différente. Elle seule peut insuffler une culture démocratique de l’économie par un projet d’extension du champ d’action des coopératives, mutuelles, associations ou fondations (et entreprises ou organisations assimilables).

Elle seule peut créer des pôles de stabilité pour assumer la continuité et l’innovation économique et sociale dans une période de réduction du rôle des Etats et de volatilité des entreprises actionnariales, en s’appuyant sur son système durable de propriété collective choisie qui repose sur un noyau dur de fonds propres indivisibles. Celui-ci, notamment via la notion de libre partage des produits ou services créés (logiciels libres, par exemple) impliquera une approche originale des questions de productivité et de propriété.

L’économie sociale doit faire partager son expérience et sa vision de l’ensemble des échanges pour contribuer à la nécessaire régulation des marchés, selon ses principes et critères, en donnant toute leur place aux échanges non commerciaux et non monétarisables. Elle doit aussi valoriser et mieux appliquer ses ambitions : favoriser de plus justes partages des richesses grâce à la juxtaposition d’une gouvernance démocratique et d’un système de propriété durable ; établir de nouvelles relations d’équité entre les acteurs y compris dans les sphères marchandes ; susciter de nouvelles relations de coopération entre les Etats, du sud au nord.

Pour passer du laisser-faire au faire ensemble, de la mondialisation subie à la mondialisation civilisée, il est urgent de faire comprendre l’économie sociale et de l’inscrire au cœur des solutions. Aux politiques, aux syndicalistes et aux entrepreneurs d’en faire, dès maintenant, leur partenaire.

Michel Rocard, ancien Premier ministre, et Thierry Jeantet, directeur général d’Euresa

Tour de France de l’innovation Radicale

Mercredi 25 novembre 2009

Mortagne-au-Perche : Succès de la journée interrégionale

des Radicaux de Gauche

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Le Parti Radical de Gauche et l’association Laïcité et République, ont organisé une journée de réflexion et de propositions à l’initiative de Thierry Jeantet, Président du PRG Orne. 80 élus Radicaux de gauche (élus divers gauche ou sans étiquette) des deux régions normandes se sont réunis en groupe d’étude pour analyser les réponses des communes, communautés,départements et régions face à la crise.Les participants ont d’abord mis en avant les bonnes pratiques des collectivités locales obligées ‘agir pour compléter l’action de l’Etat voire suppléer ses désengagements. Plusieurs axes se sont dégagés de ces travaux. Les élus radicaux de Gauche souhaitent :
- que la priorité soit donnée aux investissements pour relancer la machine économique;

- qu’un emprunt conjoint aux deux régions normandes, dont la réunification a été clairement souhaitée, soit lancé ;

- que le chantier de l’insertion sociale et professionnelle soit ouvert pour donner plus de force aux différents acteurs de terrain, notamment aux associations. Les réformes fiscales et territoriales en cours ont été évoquées et ont permis de dégager, là encore quelques axes!:

- la redéfinition du rôle de la sphère publique, avec un partage plus clair des missions des régions, départements et communes.

- la condamnation de tout retour à la centralisation. La clause générale de ompétence a été fortement défendue dans des budgets volontaires et noncontraints ;

- le rôle de la Région comme source d’impulsion, voire de chef de file de l’action
locale.

Les dangers contenus dans une réforme de la taxe professionnelle précédant une réforme des collectivités territoriales ne permettent pas de régler la question globale du financement des collectivités locales. Les élus Radicaux de Gauche ont souhaité qu’elle mettent en place des outils souples et dynamiques de coopération, pourquoi pas avec l’Etat, autour de contrats d’objectifs communs.
Après ce débat, un autre chantier a été évoqué autour des derniers ouvrages de Thierry Jeantet! : L’Economie Sociale, une alternative au capitalisme (Economica, 2008) et L’Economie Sociale, la solidarité au défi de l’efficacité (Documentation Française.2009, préface de Michel Rocard).Pour M. Jeantet,!«!l’économie sociale (coopératives, mutuelles, associations et fondations) constitue une voie de développement en faveur d’une croissance autant sociale, environnementaleet civique qu’économique (presque 12% du PIB français)!».

Le président du Conseil Régional, Laurent Beauvais a expliqué l’importance qu’il attache à un partenariat avec ce secteur, « très ancré sur le territoire, qui répond de plus en plus aux attentes des citoyens, salariés ou consommateurs sans échapper toujours aux tensions du marché, mais toujours soucieux de l’intérêt de la collectivité ».

Michel Chaignon, vice-président de la Chambre Régionale d’Economie Sociale et Solidaire a appuyé la démonstration en partant d’exemples normands comme Acome, Agrial, les mutuelles de santé, les associations d’insertion aussi les banques coopératives, les mutuelles d’insertion etc.

A travers cette journée, a conclu Thierry Jeantet, nous avons voulu montrer la capacité de la gauche, particulièrement Radicale, à agir de façon résolument constructive en ayant le souci du dialogue avec celles et ceux qui sont partisans de réformes au service des citoyens». « Une approche, très pragmatique et sans parti pris », saluée par Jean-Louis Carpentier, conseiller général de l’Orne.

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Budget 2010 : Intervention de JM BAYLET au Sénat

Samedi 21 novembre 2009

http://www.dailymotion.com/video/xb7d2r

JM BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche (PRG) et Sénateur de Tarn-et-Garonne est intervenu dans la discussion générale du Projet de loi de finances pour 2010.

Il a rappelé l’opposition des parlementaires Radicaux de Gauche au Projet de suppression de la Taxe Professionelle (TP)
 

 

Economie Sociale et Entreprises à Responsabilité Partagée

Lundi 13 juillet 2009

Au moment où les syndicats vont répondre au Président de la République et au Gouvernement sur la notion de partage des résultats dans les entreprises , les SCOP, coopératives de production sont enfin, heureusement, redécouvertes, comme un exemple clef d’entreprises gouvernées selon des principes de démocratie, de juste répartition des excédents entre salariés qui sont aussi des coopérateurs. Cette formule d’entreprise mérite d’être, en effet, portée à la connaissance des créateurs comme des repreneurs d’entreprises. Elle correspond à une conception durable de l’entreprise difficilement opéable et peu enclinte à la délocalisation. Surtout elle est un modèle d’entreprise reposant d’abord sur le capital humain et ensuite sur le capital financier. Son système de propriété indivisible se révelant fort efficace dans un monde en pleine transformation.
Elle est une des formes de l’ensemble vaste et performant des entreprises de l’Economie Sociale qui représente  de 10 à 12% du PIB en France et en Europe contre 5 à 7% il y a 20 ans. Elle est mieux connue et plus développée en Espagne, Italie notamment, très présente au Canada, aux USA, en Amérique Latine. Il est grand temps que le Chef de l’Etat (qui fait si souvent référence au nécéssaire partage des résultats) et les responsables des partis politiques dialoguent avec l’Economie Sociale qui accepte le marché mais ne souffre pas de la volatilité boursière, accepte la concurrence mais préfère l’équité au sur-profit.
Ceci d’autant plus que les coopératives et les mutuelles comme les associations sont autant d’occasions de préparer ce que pourrait être un statut « d’Entreprise à Responsabilité Partagée » permettant de faire siéger au sein d’un même conseil d’administration les différentes parties prenantes, dont les salariés, avec une obligation d’accord de partage des résultats et un système de participation au capital protégeant les salariés grace à un fonds de garantie approprié. Formule défendue par
le Parti Radical de Gauche (cf programme voté à La Rochelle au printemps 2009).
Entre fausse renaissance du capitalisme, retour du marxisme et autres « ismes » il est possible de s’appuyer sur une alternative très concrète et en plein développement dans le monde : celle de l’Economie Sociale.

Thierry Jeantet
Vice Président du PRG
notamment auteur de :  l’Economie Sociale, une alternative au capitalisme .Edition Economica 2008 et retirage 2009,

Question d’actualité de Sylvia PINEL sur l’emploi

Mercredi 27 mai 2009

http://www.dailymotion.com/video/x9eptd

M. le président. La parole est à Mme Sylvia Pinel, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

Mme Sylvia Pinel. Monsieur le président, mes chers collègues, ma question s’adressait à M. le Premier ministre . Elle concerne le sujet qui préoccupe et inquiète tant nos concitoyens : l’emploi.

Les Français, et tout particulièrement les femmes et les jeunes dont l’emploi est déjà fortement précarisé, doivent désormais faire face à une montée spectaculaire du chômage qui les condamne à l’exclusion et à la pauvreté. Ils sont les victimes directes de la crise.

Dans mon département, le Tarn-et-Garonne, cette réalité est tristement perceptible. Avec un taux de chômage qui atteint quasiment les 10 %, il figure parmi les territoires les plus sinistrés de la région Midi-Pyrénées.

Face à cette situation, force est de constater qu’une majorité croissante de nos concitoyens souffre dans l’attente légitime de réponses concrètes. Car, dans la lutte contre le chômage, les mesures engagées par votre Gouvernement sont d’une trop grande frilosité. Les députés radicaux de gauche ne peuvent que regretter l’absence de décisions spécifiques en faveur de l’emploi des femmes et des jeunes ; le fait que le Pôle Emploi, submergé par le cortège des nouvelles inscriptions, peine à se mettre en état de marche ; le recul des « contrats aidés » en dépit des engagements pris par le Président de la République ; l’insuffisance de l’investissement public dans des secteurs d’avenir tels que l’enseignement, la recherche, la santé ou l’aide aux personnes.

Compte tenu de l’urgence, allez-vous enfin consentir à mobiliser les moyens financiers et humains qui s’imposent pour permettre au service public de l’emploi de remplir pleinement ses missions ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)

M. le président. La parole est à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi.

M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Madame la députée, vous avez raison : l’emploi est aujourd’hui la principale préoccupation de nos compatriotes. Nous pouvons tous le comprendre.

Dans le contexte actuel, toutes les familles en France sont hantées par l’avenir de leur emploi, s’inquiètent de la possibilité pour une personne ayant atteint cinquante ans de pouvoir continuer à travailler, craignent également pour l’insertion des jeunes qui finissent leurs études.

Vous avez souligné, madame la députée, à quel point nous avions besoin, dans cette période, de réponses concrètes. J’ai passé toute la journée d’hier dans une agence pour l’emploi, aux côtés des agents. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) J’ai regardé avec eux les dispositifs concrets qui sont à leur disposition et la manière dont ils les utilisent. Je vais tenter de vous en rendre compte, en illustrant mon propos d’exemples très simples.

Premier exemple : il y a un an, une personne licenciée dans la vallée de l’Arve ne faisait l’objet d’aucun accompagnement lui permettant de rebondir. Aujourd’hui, elle peut bénéficier, par le biais du contrat de transition professionnelle, de formations privilégiées lui permettant de retrouver un emploi.

Deuxième exemple : il y a un an, un salarié de Renault à Sandouville perdait, s’il était en activité partielle, près de 50 % de son salaire brut. Aujourd’hui, compte tenu des dispositifs négociés avec les partenaires sociaux, il peut percevoir jusqu’à 95 % de son salaire s’il est rémunéré au SMIC. Ce n’est pas parfait, mais c’est une très nette amélioration.

Troisième exemple : l’emploi des jeunes. Nous n’avons heureusement pas attendu votre question pour travailler sur le sujet et mettre en place, avec Martin Hirsch, deux dispositifs principaux.

En premier lieu, nous avons amélioré l’apprentissage dans le cadre des contrats de professionnalisation et des contrats d’apprentissage. Deuxièmement, nous proposons des formations qualifiantes à des jeunes aujourd’hui en situation d’échec, afin de leur permettre de trouver un emploi et de rebondir ; nous veillerons à ce que ces formations se mettent en place aussi dans votre département.

Vous le voyez, madame la députée : sur tous ces sujets, nous essayons d’avancer. Je ne fais pas de longs discours : les exemples que je viens de donner répondent à des réalités concrètes et à des solutions que nous essayons de décliner sur le terrain.

J’ai cru comprendre que l’opposition cherchait maintenant à être « proposante ». Toutes vos propositions sont les bienvenues ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

 

CONTINENTAL CLAIROIX : LA TRAHISON !

Mercredi 1 avril 2009

par Eric Montès, secrétaire national du PRG

 Lundi  8 mars par un communiqué en anglais, la direction allemande du groupe Continental annonçait à ses  1120 salariés  de Clairoix la fermeture du site  l’année prochaine : consternation et colère. En septembre 2007 les salariés via leur syndicat majoritaire et la direction avaient entériné un accord pour préserver l’avenir du site en économisant 3 millions d’euros par an. Les salariés avaient accepté de revenir aux 40 heures de travail  par semaine sans augmentation de salaires,  de diminuer fortement leur prime de fin d’année et d’augmenter la production de pneus de 8 millions à 8,5 millions. La direction avait assuré les salariés que cet accord permettrait de préserver le site au moins jusqu’en 2012, même si elle s’est bien garder de l’écrire sur le protocole d’accord.

En fait le Courrier Picard a publié des documents confidentiels de la direction qui prouvent que dès janvier 2008, elle avait décidé de fermer le site oisien jugé moins rentable. L’accord salarial n’avait servi qu’à gratter 2,5 millions d’euros de charges sociales à l’Etat !

S’estimant, à juste titre, trahis et abusés, les salariés ont immédiatement créé un comité intersyndical de luttes refusant la fermeture et exigeant le maintien de tous les salariés jusqu’au moins 2012.

Vendredi 13, Le conseil régional de Picardie a voté à l’unanimité une  motion refusant cette fermeture qui n’est pas une conséquence de la crise économique mais bien l’expression de choix stratégiques incohérents : Continental a dégagé 680 millions de bénéfices en 2008. Si l’avenir de l’industrie automobile est en débat face aux impératifs écologiques et énergétiques, les futures voitures vertes ou électriques rouleront quand même avec des pneus…J’ai exprimé au nom des Radicaux de Gauche mon indignation face à ces « patrons-voyous » et notre totale solidarité aux salariés. J’ai souligné également l’urgence d’attaquer en justice cette décision.

L’après midi le Conseil Régional a reçu l’intersyndicale, nous leurs avons réaffirmé notre soutien concrétisé par le financement des cars pour que les salariés se rendent au comité central d’entreprise à Reims le lundi 16 et pour se payer les meilleurs avocats. J’ai rappelé que nous refusons d’expliquer cette fermeture par le contexte économique et que nous nous interdisons à réfléchir à toute solution de repli ou de mesures sociales d’accompagnement. Les Continental nous ont fait part de leur colère et de leurs inquiétudes mais également de leur unité et de leur détermination. Comble de cynisme, la direction leurs demande de reprendre le travail dès mercredi 18 pour reproduire des pneus jusqu’à la fermeture : dernière preuve que la production trouve des débouchés…

Les Radicaux  ne sont pas des  tenants de la lutte permanente des classes et prônent une nouvelle gouvernance démocratique des entreprises ou les salariés seraient autant associés que les actionnaires aux décisions stratégiques. Mais si les protocoles d’accord signés de bonne foi par les salariés sont piétinés par des patrons malhonnêtes, c’est tout le système paritaire de dialogue social qui est remis en cause. On assisterait dans un climat de crise financière, économique et sociale à un formidable retour en arrière où seule la lutte armée entre patrons et salariés prévaudrait. Nous refusons que l’avenir des rapports sociaux dans l’entreprise soit le retour à Germinal. Pour nous l’Etat et l’Europe doivent être les  régulateurs et les garants du dialogue social et de la gouvernance démocratique des entreprises.
Pour ce faire il nous  faudra rester mobilisés…

 

Tribune d’Annick Girardin

Dimanche 8 mars 2009

Il y a d’autres outre-mer: sauvons Saint-Pierre-et-Miquelon!
Par Annick GIRARDIN | Députée PRG de Saint-Pierre-et-Miquelon | 05/03/2009 | 16H39

http://www.rue89.com/2009/03/05/il-y-a-dautres-outre-mer-sauvons-saint-pierre-et-miquelon

Députée de Saint-Pierre-et-Miquelon, je voudrais vous parler de mon pays, cet autre outre-mer, dont on ne parle jamais, celui de l’Atlantique Nord. Un outre-mer fait de froid et de brume.

C’est la collectivité la plus proche de la métropole (5000 km), mais certainement la plus éloignée des préoccupations métropolitaines et la plus méconnue aussi. Ce “morceau” de France insolite au large du Canada, souffre depuis des décennies d’une crise économique aigüe et du désintérêt du pouvoir parisien.
Nous sommes 6000 Français, descendants de Bretons, de Basques et de Normands à batailler avec opiniâtreté depuis 500 ans pour y vivre.

Mais il est bien difficile de se faire entendre lorsque l’on représente une si petite population. C’est notamment un obstacle auquel je me heurte, chaque jour, dans mon travail de parlementaire.

L’actualité de Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas de celle qui fait la une des quotidiens et l’ouverture des journaux télévisés. Pourtant, il y a urgence à réagir et à prendre conscience que la seule et unique terre de France en Amérique du Nord pourrait dans quelques années se retrouver à l’abandon, aussi déserte que les Terres australes…
Droits de pêche, un intérêt majeur pour la France

Traditionnellement, Saint-Pierre-et-Miquelon a constitué un intérêt économique majeur pour la France, en raison des droits de pêche attachés à sa zone économique exclusive des 200 milles.

A partir de 1988, l’interprétation divergente de cette règle internationale a engendré un contentieux sérieux entre la France et le Canada. Le différend fut tranché par le Tribunal d’arbitrage international de New-York en 1992. Et les conséquences furent dramatiques pour l’archipel: sur les 48 000 km2 de zone économique que revendiquait la France, le tribunal n’en accorda que 12 400.

Cette humiliation diplomatique n’a d’autre cause que la négligence et le peu d’intérêt du ministère des Affaires étrangères pour ce dossier. Là où le gouvernement canadien a mobilisé durant deux années les compétences d’une soixantaine de fonctionnaires et juristes pour préparer ses plaidoiries, son homologue français a, quant à lui, mis à la disposition des élus de l’archipel, 3 fonctionnaires et juristes… quelques mois avant l’audience!

Cette sentence a durablement marqué la population locale qui l’a ressentie comme une injustice et un abandon de Paris. L’avenir de toute une collectivité a été sacrifié sur l’autel des bonnes relations commerciales avec le Canada.

Face à ce comportement pour le moins timoré, notre puissant voisin s’est même permis en 1996 de repousser, par décision unilatérale, la limite de sa zone économique, enclavant ainsi totalement l’archipel dans les eaux canadiennes. Ceci sans aucune contestation de la France!

Cette attitude hégémonique, associée au moratoire canadien sur la morue, a donc décapité une activité sur laquelle reposait l’économie de l’archipel depuis des siècles.
Revendiquer le plateau continental étendu de Saint-Pierre-et-Miquelon

Dans un tel schéma, le déclin semble inexorable, d’autant que beaucoup de clignotants économiques et démographiques sont au rouge. Malgré tous les efforts de diversification, la pêche ne représente plus que 3000 tonnes de captures par an, contre 8000 en 1992. Le fret maritime (source d’importation de la quasi-totalité des produits et aliments consommés localement) marque un repli de 40% en 2008. Entre 1999 et 2006, la population a chuté de 3%, et cette tendance se poursuit.

Il existe pourtant un espoir. Nous ne réclamons pas de nouvelles subventions (nous ne voulons pas d’une économie sous perfusion) mais “simplement” une décision politique du président de la République, en revendiquant au nom de la France, le plateau continental étendu de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Alors que les perspectives en matière d’hydrocarbures et de pêche sont réelles dans l’Atlantique Nord, notre seule option repose désormais sur l’extension du plateau continental, sur lequel l’Etat côtier concerné exerce des droits souverains sur son exploration et sur l’exploitation des ressources naturelles. Juridiquement, la sentence du tribunal arbitral de 1992, que nous ne voulons pas remettre en cause, reconnaît explicitement la possibilité de cette revendication.

L’envoi par la France d’une lettre d’intention auprès de l’ONU formulant celle-ci permettrait de préserver nos droits et d’ouvrir le dialogue avec les autorités canadiennes pour une véritable intégration de Saint-Pierre-et-Miquelon dans une région en plein « boom » économique, notamment grâce à l’exploitation des hydrocarbures (de 2002 à 2007 la province de Terre-Neuve a affiché un taux de croissance de son PIB de 76%!).

Là, réside la seule et unique hypothèse pour sauver l’archipel: aboutir à une solution équitable sur la gestion de cette zone qui pourrait, éventuellement, donner lieu à une gestion concertée avec le Canada, dégageant ainsi de vraies perspectives de coopération régionales et laisserait envisager un avenir pour l’archipel.

Mais pour cela, la France doit impérativement faire valoir ses droits dans la région et déposer sa lettre d’intention avant la date butoir du 13 mai 2009. Après il sera définitivement trop tard.

Jusqu’à présent, les gouvernements successifs, s’appuyant sur les conseils “entêtés” du Quai d’Orsay, ont toujours refusé d’entamer cette démarche afin de ne pas froisser ce pays “ami”. C’est pour cette raison qu’un Collectif citoyen s’est créé en février dernier et a adressé à Nicolas Sarkozy un courrier lui demandant solennellement d’effectuer cette démarche auprès de l’ONU Ce courrier a été symboliquement déposé au représentant de l’Etat à Saint-Pierre-et-Miquelon par une délégation du Collectif, accompagnée par plus de 700 personnes (plus de 10% de la population).

Assurée de nombreux autres soutiens, notamment celui de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (présidée par le député UMP du Val d’Oise, Axel Poniatowski) qui s’est s’est déclarée, le 10 décembre 2008, favorable à cette démarche et l’a fait savoir par courrier dès le mois de janvier au Premier ministre, toute la population reste mobilisée et attend la position du président de la République.

Alors que Jean-Louis Borloo vient de lancer le 27 février, le « Grenelle de la mer », dont l’objectif annoncé est de doter notre pays d’une véritable stratégie nationale, il serait inconcevable que la France, forte de ses 11 millions de km2 de ZEE répartis sur la planète (deuxième rang mondial), abandonne sciemment, ne serait-ce qu’un bout de son territoire maritime.

Fixation du prix du carburant en Outre mer

Jeudi 19 février 2009

La Mission d’information parlementaire sur la fixation du prix du carburant en Outre mer, demandée par Christiane TAUBIRA, commence ses travaux.

Christiane TAUBIRA avait motivé sa demande par la nécessité de répondre aux légitimes revendications des Guyanais mobilisés dans le mouvement social qui a duré du 24 novembre au 4 décembre 2008, avant d’accepter son extension à l’ensemble de l’Outre-mer. La grève générale en Guadeloupe puis en Martinique en a rappelé l’urgence. La note adressée au Secrétaire d’Etat Yves JEGO par les inspecteurs ministériels a rappelé la nécessité d’enquêter sur des pratiques au moins douteuses et illégales de certains milieux d’affaires et dont les principales victimes sont les citoyens d’Outre-mer.

Patrick OLLIER, Président de la Commission des Affaires Economiques assurera la Présidence de la Mission. Christiane TAUBIRA a été confirmée en tant que Vice-Présidente déléguée. Messieurs Jacques LE GUEN et Jérôme CAHUZAC ont été désignés co-rapporteurs de la Mission.

Christiane TAUBIRA a soumis à la Commission des Affaires Economiques un projet de feuille de route en 14 points dont la liste est ici

La Mission rendra son rapport d’ici la fin du mois de mai ; elle procédera d’ici là à des auditions de personnalités et à des investigations, aux fins de faire toute la transparence sur le mode de fixation des prix du carburant en Outre-mer et sur les sujets évoqués ayant un impact sur le coût de la vie.

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